suivi d'une

LETTRE
de Stéphane Mallarmé


poème tiré à 101 exemplaires
sur papier Maya, jaquette
de washi Asarakusui

24 PAGES | 21 x 10,5 CM
ISBN : 978-2-9562758-1-7
PRIX : 13€


L’Androgyne songeait ; sa nudité suprême
Frissonna sous les cieux, radieuse rumeur,
Et pareil, dans l’espace où flamboyait sa tête,
À quelque sardonique et monstrueux semeur
Il élargit son geste en gerbes de blasphèmes :
Tu souffleras sur ton espoir en ce qui meurt.


Poète fin-de-siècle un peu oublié, Charles Guérin (1873-1904) produisit une œuvre passionnante, à mi-chemin entre le Parnasse et le Symbolisme, où la rigueur et l'amour du vers se mariaient avec évidence aux sujets les plus sombres. Doute, désir et mort se rejoignent ainsi dans l'Art Parjure, poème colérique à la beauté revêche où l'adolescent poète, tel un renégat, s'empare de la mythologie pour crier et déverser son être et sa substance.

Le poème est présenté dans sa version originale, conformément aux deux premières éditions datées de 1894 (tirées respectivement à 30 et à 10 exemplaires).